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Pour aujourd’hui, je ne résiste pas à rappeler à vos mémoires une merveille de la poésie… L’Offrande Lyrique de Rabîndranâth Tagore.

Un immense merci à ma tante Florence qui m’a fait découvrir ce texte fabuleux.

Le choix a été cornélien, tant les petits poèmes résonnent. Mais j’en ai finalement sélectionné deux :

Petit poème XXXV

«Là où l’esprit est sans crainte et où la tête est haut portée ;
Là où la connaissance est libre ;
Là où le monde n’a pas été morcelé entre d’étroites parois mitoyennes ;
Là où les mots émanent des profondeurs de la sincérité ;
Là où l’effort infatigué tend les bras vers la perfection ;
Là où le clair courant de la raison ne s’est pas mortellement égaré dans l’aride et morne désert de la coutume ;
Là où l’esprit guidé par toi s’avance dans l’élargissement continu de la pensée et de l’action –
Dans ce paradis de liberté, mon Père, permets que ma patrie s’éveille.»

Personnellement, vous excuserez ma naïveté, je comprends mieux ce poème en interprétant « ma patrie » comme « mon cœur » ou « mon être ».

Petit poème XCIV

«À cette heure du départ, souhaitez-moi bonne chance, mes amis ! Le ciel est rougissant d’aurore ; le sentier s’ouvre merveilleux.
Ne me demandez pas ce que j’emporte. Je pars en voyage les mains vides et le cœur plein d’attente.
Je mettrai ma couronne nuptiale. Je n’ai pas revêtu la robe brune des pèlerins ; sans crainte est mon esprit bien qu’il y ait des dangers en route.
Au terme de mon voyage paraîtra l’étoile du soir, et les plaintifs accents des chants de la vesprée s’échapperont soudain de dessous l’arche royale.»

Pas d’interprétation du mot voyage. On parle bien de voyage, voilà, on y va, on en revient, point barre !!! Hein… Pas de métaphore de la vie, patati-patata…

 

Je vous invite vivement à lire les autres poèmes et à vous évader dans les expériences terrestres qu’il décrit si bien (livre gratuit en e-book).

Bonne lecture les amis

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